Seul sur Mars – Ridley Scott (2015)

1014639_fr_seul_sur_mars_1443430838115 Après le roman, voici le film. Qui a apprécié Seul sur Mars d’Andy Weir ne peut que se réjouir de l’adaptation sur écran par Ridley Scott. C’était donc avec impatience que j’attendais le visionnage de ce film. Maintenant, c’est fait. Bilan ? Un western hollywoodien pour ingénieur spatial, très fidèle au roman, et qui nous offre un bon moment de divertissement.

Pour rappel, Seul sur Mars raconte l’histoire de Mark Watney, un astronaute laissé pour mort sur la planète rouge, et qui, par conséquent, use de tous les moyens possibles pour y survivre. Par rapport au roman, l’intrigue du film lui est assez fidèle. Ridley Scott n’a, bien sûr, pas adapté toutes les scènes du livre, et il a aussi apporté quelques changements mineurs (par exemple, Venkat Kapoor devient Vincent Kapoor, et un personnage masculin, Zhu Tao est devenu une femme dans le film, tout en gardant le même nom). Petit bémol : Hollywood y a malheureusement laissé son empreinte idéologique, notamment lors des cinq minutes supplémentaires à la fin du film. Un épilogue très conventionnel, et fort dispensable à mon avis.

Côté crédibilité scientifique, le film reprend tout aussi bien le réalisme du roman que ses incohérences intentionnelles (comme la tempête de poussière du tout début de l’intrigue). Ridley Scott a par ailleurs laissé d’autres éléments scientifiquement improbables au bénéfice de l’intrigue du film. Ainsi, les astronautes ne se déplacent pas en bondissant malgré la plus faible gravité de la planète, et [SPOILER] le décollage de Mark Watney en Iron Man lors de la scène de sauvetage défie toutes les lois de la physique (en réalité, il aurait du tourner en rond).

Or, tout cela n’écorche en rien le côté divertissant de Seul sur Mars. Nous nous trouvons ainsi dans un « western martien », tourné dans le décor magnifique de Wadi Rum, et ponctué de musique disco des années 70s à 90s (un running gag du film : la chef de l’équipe d’Ares 3 est fan de disco et Mark Watney ne supporte pas cette musique, la seule disponible sur Mars). L’histoire est remplie de défis techniques. Mais, avec la science de la NASA, des bâches, et du ruban adhésif, tout peut se résoudre !

Reste que, comme je l’ai déjà mentionné pour le roman, Seul sur Mars est surtout un thriller pour ingénieur plutôt qu’un film de spéculation scientifique. Le « rêve martien » du film (et du roman) est réduit à un manuel de survie dans un monde hostile. Rien sur l’exploration de l’inconnu, la recherche et la découverte des mystères de la planète rouge, voire même sur la transformation de Mars en un nouveau monde. Pour retrouver tout cela, il faudra se tourner vers d’autres romans de science-fiction « martien ». J’en chroniquerai bientôt quelques-uns sur ce blog. À suivre.

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